Dans les coulisses de La fabrique


Un parcours de voyageuse touche-à-tout

Dans les coulisses de La Fabrique de Camille, à partir de là où tout a commencé.

Juin 2019. Belle-Île-En-Mer. Un grand bol d’air pour une grande remise en question. Et si je m’offrais enfin la vie dont j’ai toujours rêvé ? Depuis ce jour, j’ai fait taire la petite voix qui me disait : « Travaille pour gagner de l’argent. Fais en sorte de rentrer dans les cases. Assure-toi qu’on soit toujours satisfait de toi ».

Et si tout simplement je commençais par être satisfaite de ma personne et de mon travail ?
Comme le disait si bien Confucius : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

Il m’a fallu des années pour comprendre que je suis une personne passionnée qui a besoin d’exercer un travail passionnant. Mon enfance a été guidée par des voyages à l’étranger tous autant passionnants les uns que les autres. J’ai rapidement été fascinée par l’apprentissage des langues étrangères et l’échange avec des personnes à la culture différente. J’ai développé une ouverture d’esprit et une curiosité sans limite. Alors mon cursus tourisme n’a été que la suite logique du bien-être que j’éprouvais en voyages.

Mon voyage d’un an en solo en Océanie (Australie & Nouvelle-Zélande) a été de loin ma plus belle expérience. Immersion totale chez de parfaits inconnus, barbecue de Noël, des paysages grandioses et un voyage de 3000 km partagé avec ma maman en camping-car pour terminer ce périple en beauté.

Le retour en France a été bien difficile et m’a vite rappelé à la réalité. La grisaille parisienne d’octobre, le poste de conseiller voyages sur-mesure Australie qui était finalement un bon poste de commercial avec réunions plusieurs fois par semaine pour justifier de ses ventes (et non-ventes… l’angoisse !). Rien à voir avec l’idée que je me faisais du poste de conseiller voyages. La pression des chiffres m’a fait détourner de ma passion du voyage mais j’ai tenu bon pendant 2 ans. Et puis je me suis décidée à m’écouter. Sauf que j’ai passé des années à trouver ma place. D’une curiosité infinie, tout m’intéressait. Alors je me suis d’abord lancée dans le développement informatique. Mais la logique cartésienne et trop terre-à-terre n’était décidément pas faite pour moi. J’ai envisagé de devenir guide-interprète, blogueuse, artisan, dessinatrice, auteur, nomad digital… Et pourquoi pas tout à la fois ? 😊


Le lancement de La fabrique

Depuis la virée à Belle-Île-En-Mer, j’ai donc entrepris de travailler de mes mains. La formation en informatique s’était tellement mal passé qu’elle m’avait encore plus poussée à exercer une activité manuelle et créative. J’ai commencé à travailler à temps plein dans un supermarché et je construisais mes meubles le soir en revenant du travail. Ici je n’ai pas tenu 2 ans mais 2 mois ! Les plannings la veille pour le lendemain, les travails tous les samedis sans roulement intelligent avec les plus anciens, le manque de considération… bref, je n’ai pas réussi à supporter cela. Je me suis donc lancée à temps plein dans ma création d’entreprise. Est né « Rêve ta vie en palettes » avec la création d’objets en bois de palettes. Après avoir cramé une de mes machines à force d’utilisation intensive, je me suis détournée des meubles pour m’orienter dans l’univers pour enfants : jeux et décoration d’intérieur. Mais voilà, la palette et les enfants, ça ne faisait pas bon ménage : et si les palettes, même non traité chimiquement avait transporté des substances douteuses ? Mon entreprise est donc devenue « La fabrique de Camille ». Mon éthique ? Travailler avec du bois non traité, des produits norme jouet EN71-3, du papier artisanal recyclé et surtout des fournisseurs 100% français. Pendant un an et demi, j’ai trimé pour mener à bien ce projet. De nombreuses remises en question se sont mises sur ma route. J’avais besoin de toucher à tout, de tester, de me former. Je n’ai donc fait appel à aucun prestataire. J’ai développé mon site de A à Z comme une grande. Cela m’a conforté dans l’idée que l’informatique n’était vraiment pas fait pour moi ! Le rendu n’est probablement pas professionnel mais j’ai la fierté de me dire que c’est moi derrière tout ça. Sans oublier mon cher époux Jérémy qui gère toute la partie invisible de l’iceberg en bon administrateur systèmes qu’il est. Malgré tout, quelque chose me gênait dans ce projet que je n’arrivais pas à concrétiser. La peur de mal faire, la peur de me montrer. Alors pour taire tout cela, je me suis noyée dans d’autres formations : blogueur pro notamment. Est née l’ébauche d’un blog sur l’éducation alternative à travers lequel j’ai le projet de proposer mes livres illustrés : https://alba-et-tino.fr/


Une identité de zèbre

En parallèle de cette formation, j’ai commencé à travailler dans un domaine viticole pour la saison des ébourgeonnages (Ah chouette, encore quelque chose de nouveau à faire !). Et comme cela ne me suffisait toujours pas, j’ai commencé une formation auteur jeunesse et une autre en illustration. J’ai commencé à tester fébrilement quelques recettes de peinture comestible pour mes créations en bois, sans succès. Il n’y avait aucune tenue et je ne pouvais clairement pas me permettre de vendre des objets aussi fragiles. Nouvelle remise en question, avec toujours la sensation de stagner.

Un an et demi après avoir eu l’idée de m’installer à mon compte, j’ai eu l’envie de consulter une art thérapeute. Certains aspects de ma personnalité et de mon quotidien me gênaient depuis de trop nombreuses années. Une sensibilité exacerbée, des insomnies, un mal-être constant au travail en étant salariée, la difficulté à concrétiser un projet, le besoin d’être constamment stimulée et en train d’apprendre, la gestion de mes émotions qui a toujours été un vrai désastre, le manque de confiance en soi et mon besoin d’être sans cesse rassurée… J’ai frappé à la bonne porte car j’ai obtenu les clés de compréhension qui me manquaient. C’est une révélation que j’ai eu envie de partager avec vous lecteurs, qui suivez mes aventures à travers mes commentaires sur les réseaux : je suis surdouée et haut potentiel émotionnel. Jeanne Siaud Fachin, psychologue spécialisée dans la douance, nous appelle les zèbres pour ses rayures infinies qui représentent à la fois le fait de se dissimuler et d’être reconnu. J’ai eu du mal à l’admettre car c’est à la fois une force et un aspect dévastateur. J’ai constamment besoin d’être dans ma bulle et au calme. Le moindre bruit perturbe ma concentration. Et surtout, je prends chacune de mes décisions en fonction de mes émotions du moment. Mon cerveau étant toujours en ébullition, je me sens très souvent fatiguée. Mais à côté de cela, mener plusieurs projets de front est une richesse insoupçonnée. Je suis une éternelle optimiste et ma sensibilité peut aussi être une vraie force dans mon parcours créatif. Je suis honnête et loyale. J’ai des projets qui peuvent parfois sembler fous mais c’est une jolie manière de me dépasser, d’apprendre à me connaitre davantage et de poursuivre mon travail de confiance en moi. J’éprouve de la fierté dans la variété de mes tâches et cela m’aide à avancer. Les défis me sont indispensables puisque j’ai toujours besoin d’apprendre quelque chose de nouveau, au risque de m’ennuyer à mourir. Ainsi, La fabrique de Camille a commencé à proposer des meubles en palettes mais je serais moi-même bien incapable de vous dire ce qu’elle représentera dans les prochaines années. Une chose est sûre, cela restera de l’artisanat et du fait-main, sans laser, sans publication assistée par ordinateur. Du bois, de la poterie, de la céramique ? Un partenariat avec ma sœur Julia qui est une créatrice pleine de talents (Vous pouvez découvrir sa page instagram : https://www.instagram.com/signe_lulle/) ? Ou bien tout ça à la fois ! 😊


Et pour la suite ?

La fabrique de Camille vient de participer au marché de Noël de sa commune (Soulaines sur aubance) pour présenter ses décorations de Noël. À présent, je pense me concentrer sur ma formation illustration dans l’espoir de présenter ensuite des créations bois illustrées au pyrograveur ou à la peinture, toujours dans un univers enfantin. La suite au prochain épisode…


La fabrique de Camille est une aventure qui a commencé seule mais qui s’est rapidement transformée en une équipe soudée et solidaire.

Julia, ma petite sœur spécialisée dans la décoration d’intérieur et le travail des fleurs. Ses talents de créatrice et son œil avisé pour créer des ambiances sont d’une aide précieuse pour La fabrique. https://www.instagram.com/signe_lulle/

Jérémy, mon époux, pour son soutien inébranlable et son assistance technique et logistique. Il prend toujours quelques minutes pour s’asseoir avant de m’écouter l’embarquer dans mes projets les plus fous mais jusqu’à présent il ne m’en a jamais refusé et La fabrique n’existerait pas sans lui.  

Puis il y a moi, Camille, qui sème des petites graines et touche à tout. Le voyage reste ma plus grande passion et j’attends avec impatience de pouvoir illustrer sur le bois pour vous faire voyager à ma manière dans un univers doux et rêveur.

Et voilà l’équipe au complet :


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